Laura Tirandaz: Namaran - festival Sněz tu žábu

12 / 5 / 2019, 18:00, Studio ALTA Scénická báseň popisující krásu města Namaran, jeho velikost i jeho pád. Jako ozvěny se troskami nesou příběhy několika lidí, kteří v tomto zapomenutém městě kdysi žili. Režie a hudba: Ian Mikyska Dramaturgie: Jakub Vaverka Scénografie: Ondřej Menoušek Hrají: Edita Valášková, Jakub Vaverka Poème scénique décrivant la beauté de la ville de Namaran, sa majesté et sa chute. Comme autant d’échos, des histoires de plusieurs personnes qui jadis vivaient dans cette cité oubliée résonnent entre les ruines. Mise en scène et musique : Ian Mikyska Dramaturgie : Jakub Vaverka Scénographie : Ondřej Menoušek Avec : Edita Valášková, Jakub Vaverka

Zveřejnil(a) Sněz tu žábu / Mange ta grenouille - festival francouzského divadla dne Neděle 28. dubna 2019

À la cinquième édition du festival Mange ta grenouille, son poème scénique Namaran sera le représentant des textes plutôt expérimentaux, même si elle-même hésite face à une telle définition. « Ce qu’il y a de sûr c’est que l’écriture contemporaine de théâtre n’est pas au centre de la fabrique du théâtre aujourd’hui en France. J’écris du théâtre mais je ne mets pas en scène mes textes et de fait, on peut dire que mes pièces sont souvent en attente de rencontres, » dit Laura Tirandaz. Son texte sera présenté le dimanche 12 mai à 18 heures mis en scène par Ian Mikyska qui sera également l’auteur de la musique.

Formée à l’Ensatt, Laura Tirandaz est écrivaine. Ses pièces (Choco Bé – Éditions Théâtre Ouvert, Noces, Namaran, Besos de Lota) sont jouées et traduites. Depuis 2016, deux recueils de poésie sont parus aux éditions Æncrages & Co. Elle réalise également des documentaires radiophoniques pour Arte Radio et France-Culture. Son blog »

Votre texte Namaran est un poème dramatique, pourquoi avez-vous choisi cette forme ?
A l’origine, Namaran est une commande de la Haute École des Arts du Rhin de Mulhouse, du Conservatoire de Mulhouse et d’une scène nationale, la Filature. Il n’y avait ni thème imposé, ni distribution particulière. Quelques mois auparavant, j’avais lu l’Atlas des cités perdues dont l’un des récits m’avait marquée. J’écris souvent à partir de paysages, d’impressions sensibles devant un fleuve, la mer, une forêt et cette histoire d’une ville balnéaire engloutie par son lac m’avait frappée. Je voulais que le texte soit comme une réminiscence, parlant d’un lieu qui n’existait plus vraiment, une sorte de no-man’s land, et j’ai commencé à écrire un chœur qui se souviendrait par bribes de cette ville et de certains personnages qui l’ont habitée. La forme s’est en quelque sorte imposée d’elle-même.

Quelle est la situation de l’écriture un peu plus expérimentale dans le cadre du théâtre français ?
Je ne sais pas très bien comment définir le mot « expérimental », mais ce qu’il y a de sûr c’est que l’écriture contemporaine de théâtre n’est pas au centre de la fabrique du théâtre aujourd’hui en France. J’écris du théâtre mais je ne mets pas en scène mes textes et de fait, on peut dire que mes pièces sont souvent en attente de rencontres.

Vous écrivez également pour jeune public, qu’est-ce qui vous y a mené ?
J’ai écrit plusieurs courtes pièces pour le jeune public suite à des commandes de compagnies de théâtre. L’une des pièces, intitulée Besos de Lota, raconte l’histoire d’Angela, une petite fille française qui songe à la ville de Lota, au Chili, une ancienne ville minière où son père est parti vivre. Au travers du regard d’un enfant, j’ai eu l’impression de trouver une certaine liberté, celle de s’étonner notamment. S’étonner d’un certain ordre du monde, d’un Ailleurs qui échappe.

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Vous menez des ateliers d’écriture dans les écoles, quel est pour vous l’intérêt du travail avec les jeunes ? Pourriez-vous expliquer quelques principes de base de votre travail ?
Je donne régulièrement des ateliers d’écriture, souvent en lien avec la poésie et parfois avec la radio ou le théâtre. J’ai beaucoup travaillé avec des adolescents et de jeunes enfants et je tente de venir à chaque fois avec mes obsessions et découvertes du moment. L’année dernière, j’ai participé à une résidence d’écriture à Vénissieux, près de Lyon. J’étais alors en train de traduire des poètes persans contemporains. Je partageais avec les enfants quelques vers que j’avais traduits et je leur demandais de s’en inspirer en reprenant des mots et des images; et peu à peu ils ont totalement réinventé le poème. Ce sont ces échanges que j’aime particulièrement dans les ateliers.

Est-ce que vous savez quelque chose sur le théâtre tchèque contemporain ou bien sur l’art tchèque en général ? Etes-vous impatiente de venir à Prague ?
J’avais découvert il y a quelques anneés le travail de Kupka et notament ses illustrations du Cantique des Cantiques. J’en garde de très belles images… J’avoue ne connaître sinon que les grands classiques de la littérature tchèque. Cette première visite à Prague sera une belle occasion de découvrir la littérature dramatique contemporaine et d’avoir le plaisir de rencontrer l’équipe du festival.

Laura Tirandaz : Namaran

dimanche 12 mai 2019, 18:00

Mise en scène et musique : Ian Mikyska
Dramaturgie : Jakub Vaverka
Scénographie : Ondřej Menoušek
Avec : Edita Valášková, Jakub Vaverka

Poème scénique décrivant la beauté de la ville de Namaran, sa majesté et sa chute. Comme autant d’échos, des histoires de plusieurs personnes qui jadis vivaient dans cette cité oubliée résonnent entre les ruines.

“Peu de gens ont pu voir le Palais d’aussi près, regarder leur reflet sur les murs. Cette porte, si tu n’avais pas été devant, personne ne la verrait, personne n’aurait cherché à entrer s’il n’y avait pas quelqu’un pour nous l’interdire. J’ai de la chance de t’avoir rencontré : c’est plus facile de haïr un homme qu’un mur. Heureusement que tu m’as frappé, si je n’avais pas essayé d’entrer, je t’aurais vu comme un ami – parce que nous avons le même air sur le visage.”

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